mardi 8 janvier 2013

Un long dimanche de fiançailles, Sébastien Japrisot


Un long dimanche de fiançailles est un roman de Sébastien Japrisot paru le 6 septembre 1991 aux éditions Denoël et ayant reçu le Prix Interallié la même année.

Résumé

C’est l’histoire de cinq soldats qui refusent de faire la guerre et qui veulent rentrer chez eux pour revoir leur famille et échapper à la dureté des combats. Ils se mutilent volontairement en espérant obtenir une permission, mais ils sont tous les cinq pris sur le fait, et condamnés à mort. Mathilde, la petite amie de l’un d’entre eux, nommé Manech, est avertie de l’arrestation de son époux par Daniel Esperanza , l’homme chargé de guider les condamnés sur le lieu des bombardements. Elle ne veut en aucun cas croire en la mort de son fiancé et enquête afin de pouvoir le retrouver. La fiancée de l’un des cinq condamnés, Tina Lombardi, est guillotinée pour avoir tué un officier, qu’elle tenait responsable de la mort de celui qu’elle aimait. Après des années de recherches, Mathilde parvient à retrouver Manech, grâce à un homme qui lui a porté secours sur le champ de bataille. Mathilde retrouve enfin son fiancé sous un autre nom et amnésique. Il est le seul survivant des cinq.

Ce roman montre la dureté de la guerre pour ces soldats condamnés à mort pour avoir tenté de fuir. On se rend vite compte que ces soldats étaient opprimés, et qu’ils ne pouvaient pas échapper à la mort, d’une manière ou d’une autre, que ce soit sous les bombardements des soldats allemands, ou par la peine de mort qui leur était infligée par leur propre camp s’ils tentaient de fuir. On voit aussi que la guillotine était utilisée pour rendre la justice : cela montre à nouveau dans quelle société difficile et meurtrière les gens de cette période vivaient.



Ce roman a été adapté au cinéma par Jean-Pierre Jeunet et le scénariste Guillaume Laurant avec le film homonyme en 2004.



Regardez la bande annonce du film avec Audrey Tautou :




jeudi 3 janvier 2013

Vacances à sensations fortes


Pour tuer l'ennui, un Japonais décide de faire du tourisme de guerre en Syrie

Un Japonais de 45 ans a décidé de se rendre à Alep, en Syrie. Tous les jours, il se rend seul sur les lignes de front. "Je suis touriste en zone de conflit", résume-t-il, publiant sur les réseaux sociaux les films et photos de ses vacances en enfer.

Toshifumi Fujimoto, un chauffeur de poids-lourds japonais, a quitté la morne routine de ses navettes quotidiennes pour des vacances à haute teneur en adrénaline: il tue son ennui en risquant sa vie pour visiter les lignes de front du conflit en Syrie.
"Chaque matin je me rends sur une ligne de front", assure-t-il, avant de poser aux côtés de combattants rebelles dans la vieille ville d'Alep, dans le nord de la Syrie, secouée par des combats particulièrement féroces depuis plus de six mois.
"J'y vais seul car aucun guide ne veut aller au front, et moi je veux y aller tous les jours. C'est très excitant et le pic d'adrénaline est incomparable", estime ce barbu de 45 ans, père et divorcé, qui dit mener au Japon une vie solitaire et monotone.
Le temps d'une semaine, il arpente les quartiers les plus meurtris de la métropole du Nord, armé de deux appareils photos et d'une caméra, vêtu d'un uniforme militaire, "celui de l'armée japonaise". Il est devenu une attraction locale.
Il parle à peine anglais, encore moins arabe, et ne peut se faire comprendre que grâce au logiciel de traduction Google translate.
"Je vais en première ligne, avec des soldats de l'Armée syrienne libre", force d'opposition armée.
"Je suis touriste en zone de conflit", résume le Japonais, qui conduit d'ordinaire un camion citerne chargé de gasoil, d'eau ou de chocolat, entre Osaka, Tokyo et Nagasaki.
Si certains amateurs de sensations fortes trouvent leur bonheur en sautant dans le vide ou en chassant le requin, M. Fujimoto consacre son temps libre à sillonner les points chauds du Moyen-Orient, caméra au poing, publiant sur les réseaux sociaux les films et photos de ses vacances en enfer.

Samouraï et kamikaze

Il dit être allé au Yémen en septembre 2012, lors de heurts meurtriers autour de l'ambassade américaine, au Caire l'année précédente pendant la période agitée qui a suivi le renversement de Hosni Moubarak, ainsi qu'à Homs, dans le centre de la Syrie, fin 2011, où il a défilé contre le régime aux cris de "Allah Akbar". Et programme déjà un séjour avec les Talibans en Afghanistan.
A Alep, il se déplace sans casque ni gilet pare-balles, "trop lourds pour courir".
Le Japonais prend le temps de cadrer ses clichés, alors que les rebelles autour de lui hurlent: "cours, cours, il y a des snipers".
"Je ne suis pas une cible pour les tireurs embusqués, car je suis un touriste, pas comme vous, les journalistes", assure-t-il. "Et je n'ai pas peur qu'ils me tirent dessus ou me tuent. Je suis un mélange de samouraï et de kamikaze".
Il met ses photos en ligne "pour que mes amis les voient", affirmant ne pas les vendre.
Cet amateur de pêche et de chasse a raconté à ses chefs qu'il partait en vacances en Turquie, "sinon ils m'auraient dit que je suis fou".
Il a déboursé 2.500 dollars (1.900 euros) pour venir en Turquie, d'où il est entré clandestinement en Syrie, et verse 25 dollars par jour à un Syrien qui le loge et lui permet d'utiliser internet pour télécharger ses clichés.

AFP


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